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Les exportations françaises rebondissent en 2026 : quels secteurs tirent leur épingle du jeu ?

Les exportations françaises ont nettement rebondi au deuxième trimestre 2026. Selon les dernières données de la Douane française, elles ont progressé de 3,1 % par rapport au trimestre précédent pour atteindre 162,5 milliards d’euros.

Cette accélération constitue une bonne nouvelle pour le commerce extérieur français, d’autant qu’elle intervient dans un environnement international compliqué : hausse des prix de l’énergie, perturbations du transport maritime, conflit au Moyen-Orient et droits de douane supplémentaires aux États-Unis.

Tous les secteurs ne profitent toutefois pas de la reprise de la même manière. L’aéronautique et le spatial jouent un rôle déterminant, puisqu’ils représentent à eux seuls près de 40 % de l’augmentation des exportations observée au deuxième trimestre. Les produits pétroliers raffinés, la chimie et certains produits informatiques contribuent également à la progression.

La situation reste surtout paradoxale : les exportations augmentent, mais les importations progressent encore plus vite. Le déficit commercial français s’est donc creusé au deuxième trimestre. Pour comprendre réellement la situation des entreprises exportatrices françaises en 2026, il faut regarder au-delà du seul chiffre des ventes à l’étranger.

Les exportations françaises atteignent 162,5 milliards d’euros au deuxième trimestre 2026

Entre le premier et le deuxième trimestre 2026, les exportations de marchandises françaises ont augmenté de 3,1 % pour atteindre 162,5 milliards d’euros.

Le mouvement est suffisamment important pour être qualifié de véritable rebond. La Douane souligne par ailleurs qu’il intervient alors que la demande mondiale est restée relativement stationnaire. La France a donc regagné des parts de marché au cours du trimestre.

Commerce de biens 2e trimestre 2026 Évolution par rapport au T1 2026
Exportations françaises 162,5 Md€ +3,1 %
Importations françaises 181,8 Md€ +5,5 %
Solde commercial -19,2 Md€ Dégradation de 4,6 Md€

Les chiffres montrent cependant immédiatement la limite de cette bonne performance. Alors que les exportations progressent de 3,1 %, les importations bondissent de 5,5 % et atteignent 181,8 milliards d’euros.

La France achète donc toujours davantage de marchandises à l’étranger qu’elle n’en vend, et l’écart s’est accru au deuxième trimestre.

L’aéronautique et le spatial assurent près de 40 % de la hausse

Le premier moteur du rebond est très clairement l’industrie aéronautique et spatiale.

Selon la Douane, près de 40 % de l’augmentation des exportations françaises au deuxième trimestre provient de ce seul secteur.

L’aéronautique constitue depuis longtemps l’une des principales forces du commerce extérieur français. La filière repose sur de grands groupes industriels, mais également sur un réseau important d’équipementiers, de sous-traitants et de PME spécialisés dans :

  • les pièces mécaniques de précision ;
  • les moteurs et équipements de propulsion ;
  • l’électronique embarquée ;
  • les matériaux composites ;
  • les systèmes électriques ;
  • la maintenance aéronautique ;
  • les équipements de cabine ;
  • les logiciels et systèmes de contrôle.

Une livraison d’avions représente par ailleurs des montants très élevés. Le calendrier de livraison des appareils peut donc produire des variations importantes des statistiques françaises d’un mois ou d’un trimestre à l’autre.

Cette caractéristique explique pourquoi il faut être prudent lorsque l’on interprète les chiffres globaux du commerce extérieur : quelques milliards d’euros de livraisons aéronautiques supplémentaires peuvent sensiblement modifier le taux de croissance des exportations françaises.

Un rebond aéronautique particulièrement visible au deuxième trimestre

La dynamique de l’aéronautique montre également pourquoi il est utile de distinguer les statistiques trimestrielles et semestrielles.

Sur l’ensemble du premier semestre 2026 comparé au second semestre 2025, les exportations aéronautiques restent en recul. Mais cette moyenne masque une amélioration très nette au cours du deuxième trimestre.

Autrement dit, le secteur a connu un début d’année plus difficile avant de fortement accélérer au printemps.

Cette évolution est particulièrement intéressante pour les PME travaillant dans la chaîne d’approvisionnement aéronautique : la tendance récente est nettement plus favorable que ne le laisse penser la comparaison des deux semestres.

Les produits pétroliers et la chimie progressent aussi, mais pour une autre raison

La hausse des exportations ne provient pas uniquement d’une augmentation des quantités de produits vendues à l’étranger.

Dans plusieurs secteurs, l’évolution des prix joue un rôle important.

C’est notamment le cas des :

  • produits pétroliers raffinés ;
  • produits chimiques ;
  • produits chimiques de base.

Le conflit au Moyen-Orient et les perturbations touchant les approvisionnements énergétiques ont provoqué une forte hausse des prix du pétrole et du gaz au premier semestre 2026.

Selon la synthèse du commerce extérieur publiée par la Direction générale du Trésor, le baril de pétrole s’est établi en moyenne autour de 75 euros au premier semestre 2026, soit une hausse d’environ 32 % par rapport au second semestre 2025. Le prix du gaz européen a atteint en moyenne 43 euros par MWh, en progression de 36 %.

Lorsque le prix d’un produit exporté augmente, la valeur totale des exportations peut progresser même sans augmentation comparable des volumes physiques.

Une partie de la hausse observée dans l’énergie et la chimie doit donc être interprétée comme un effet prix.

Les produits informatiques profitent de la demande en mémoire

Un autre secteur apparaît dans les statistiques du deuxième trimestre : les produits informatiques.

La Douane relève une hausse notable de leurs exportations, liée notamment à la forte demande en composants de mémoire vive.

Là encore, les prix jouent un rôle. Une tension sur l’offre de composants électroniques ou une forte progression de la demande mondiale peut augmenter leur prix unitaire et donc la valeur des exportations enregistrées par les statistiques douanières.

Cette évolution montre aussi que les exportations françaises ne reposent pas uniquement sur les secteurs traditionnellement associés à la France, comme le luxe, le vin ou l’aéronautique. Les équipements électroniques et informatiques peuvent ponctuellement contribuer de manière significative à la croissance des échanges.

La métallurgie affiche l’une des meilleures dynamiques du premier semestre

Pour identifier les secteurs qui améliorent réellement leur position commerciale, il est intéressant de regarder non seulement leurs exportations, mais aussi la différence entre leurs exportations et leurs importations.

Sur ce terrain, la métallurgie fait partie des bonnes surprises du premier semestre 2026.

Entre le second semestre 2025 et le premier semestre 2026, les exportations de produits métallurgiques ont progressé rapidement et davantage que les importations.

Le solde commercial du secteur s’est ainsi amélioré de 1,2 milliard d’euros.

C’est l’une des plus fortes améliorations sectorielles enregistrées sur la période.

La métallurgie constitue une activité particulièrement intéressante pour le tissu des PME exportatrices françaises car elle couvre un grand nombre de marchés industriels :

  • produits métalliques intermédiaires ;
  • alliages ;
  • pièces techniques ;
  • produits transformés ;
  • composants destinés à l’aéronautique et à l’automobile ;
  • équipements destinés à l’énergie et aux infrastructures.

Textile et habillement : une amélioration discrète mais réelle

Le secteur du textile et de l’habillement enregistre également une évolution favorable au premier semestre.

Les exportations augmentent légèrement tandis que les importations diminuent. Cette double évolution entraîne une amélioration du solde commercial de l’ordre de 600 millions d’euros par rapport au second semestre 2025.

Ce résultat peut paraître relativement modeste à l’échelle de l’ensemble du commerce français, mais il est significatif pour un secteur soumis à une forte concurrence internationale et à des importations massives en provenance de pays où les coûts de production sont moins élevés.

Le textile français exporté se positionne par ailleurs souvent sur des segments différents du textile de grande consommation :

  • haut de gamme ;
  • textiles techniques ;
  • mode et création ;
  • produits professionnels ;
  • textiles industriels ;
  • produits bénéficiant d’un savoir-faire ou d’une image de marque française.

Parfums et cosmétiques continuent de bien résister

Les parfums et cosmétiques, l’un des points forts traditionnels de la France à l’exportation, continuent eux aussi d’afficher une évolution favorable.

Au premier semestre 2026, les exportations du secteur progressent légèrement tandis que les importations reculent. Son solde s’améliore ainsi d’environ 200 millions d’euros par rapport au semestre précédent.

La filière dispose de plusieurs avantages structurels pour l’export :

  • forte image internationale des marques françaises ;
  • présence sur les segments premium et luxe ;
  • capacité de distribution internationale ;
  • savoir-faire industriel dans les parfums et produits de beauté ;
  • écosystème de fabricants, façonniers, fournisseurs d’ingrédients et spécialistes du packaging.

Derrière les grands noms du luxe travaillent également de nombreuses PME françaises. La performance de la cosmétique à l’international ne profite donc pas uniquement aux grands groupes visibles du consommateur final.

L’agroalimentaire s’améliore légèrement mais reste fragile

Les résultats sont plus contrastés pour l’agriculture et l’agroalimentaire.

Les échanges du secteur se sont contractés au premier semestre 2026 : les exportations comme les importations diminuent.

Le solde commercial s’améliore néanmoins de 400 millions d’euros par rapport au second semestre 2025 et atteint environ 600 millions d’euros d’excédent.

La situation reste pourtant éloignée des excédents beaucoup plus importants enregistrés historiquement par la filière française.

Le secteur agroalimentaire doit composer avec plusieurs difficultés :

  • hausse des coûts de production ;
  • concurrence internationale ;
  • évolution des récoltes et des cours agricoles ;
  • contraintes sanitaires ;
  • coût du transport ;
  • évolution de la demande dans certains grands marchés étrangers.

L’amélioration observée début 2026 constitue donc un signal positif, mais ne permet pas encore de parler d’un véritable retournement structurel.

Automobile : une situation nettement moins favorable

Tous les secteurs industriels français ne profitent pas du rebond.

L’automobile fait partie des filières en difficulté au premier semestre 2026. Les exportations reculent tandis que les importations progressent.

Le solde commercial automobile se détériore ainsi d’environ 1,5 milliard d’euros par rapport au second semestre 2025.

La transformation rapide du marché automobile mondial, notamment avec le développement des véhicules électriques et hybrides et la montée en puissance des constructeurs asiatiques, continue de modifier profondément les flux commerciaux.

Pour les équipementiers français exportateurs, les opportunités peuvent davantage se situer dans certaines technologies et composants que dans le volume global de véhicules assemblés.

Les biens d’équipement exportent davantage, mais les importations progressent encore plus

Le cas des biens d’équipement illustre bien pourquoi une hausse des exportations ne signifie pas automatiquement une amélioration de la balance commerciale.

Au premier semestre 2026, les exportations françaises de biens d’équipement augmentent. Mais les importations progressent davantage.

Le solde du secteur se dégrade par conséquent d’environ 900 millions d’euros.

Cette catégorie regroupe notamment différentes machines, équipements électriques, matériels professionnels et équipements destinés à la production.

Une hausse des importations de biens d’équipement n’est d’ailleurs pas nécessairement négative pour l’économie : elle peut traduire des investissements réalisés par les entreprises françaises. Pour la balance commerciale, en revanche, ces achats à l’étranger augmentent mécaniquement le déficit.

Les exportations pharmaceutiques souffrent notamment aux États-Unis

Le secteur pharmaceutique connaît lui aussi un premier semestre plus difficile.

Les échanges se contractent et le solde commercial du secteur se dégrade légèrement, d’environ 200 millions d’euros par rapport au second semestre 2025.

La situation est particulièrement notable sur le marché américain.

Les États-Unis constituent l’un des principaux débouchés des exportateurs français, mais les ventes françaises de produits pharmaceutiques vers ce pays ont fortement reculé au cours de 2026.

Selon la Douane française, les exportations pharmaceutiques vers les États-Unis ont diminué de 10 % au premier trimestre puis de 23 % au deuxième trimestre 2026.

La baisse ne touche d’ailleurs pas uniquement la pharmacie. Les ventes françaises vers les États-Unis reculent également fortement dans plusieurs catégories comme :

  • les produits chimiques divers ;
  • certaines machines spécialisées ;
  • la joaillerie et la bijouterie.

Les exportations vers les États-Unis résistent surtout grâce à l’aéronautique

Les droits de douane américains constituent l’une des principales incertitudes pour les exportateurs européens depuis 2025.

Dans l’ensemble, les exportations françaises semblent avoir mieux résisté que celles de plusieurs grands partenaires européens. La structure des exportations françaises explique une partie de cette résistance : la France est moins exposée que l’Allemagne aux secteurs automobile, acier et aluminium particulièrement concernés par les surtaxes américaines.

Mais ce résultat global masque une très forte dépendance à l’aéronautique.

Lorsque l’on retire les ventes aéronautiques, les exportations françaises vers les États-Unis ont reculé de 7 % entre le deuxième trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026. Cette baisse s’ajoute à une diminution de 7 % déjà observée entre les deuxièmes trimestres 2024 et 2025.

À l’inverse, les exportations aéronautiques vers les États-Unis ont encore progressé de 11 % au deuxième trimestre 2026.

Le dynamisme d’un seul secteur améliore donc sensiblement la photographie globale des exportations françaises vers le marché américain.

Premier semestre 2026 : 320,2 milliards d’euros de biens exportés

Si l’on élargit l’analyse aux six premiers mois de l’année, la France a exporté 320,2 milliards d’euros de marchandises.

Par rapport au deuxième semestre 2025, les exportations progressent de 1,8 %.

Commerce de biens au S1 2026 Montant Évolution par rapport au S2 2025
Exportations 320,2 Md€ +1,8 %
Importations 354,1 Md€ +4,0 %
Déficit commercial 33,9 Md€ Dégradation de 7,8 Md€
Facture énergétique 24,2 Md€ +5,8 Md€

Le constat est donc proche de celui du deuxième trimestre : les exportations progressent, mais les importations augmentent davantage.

Le déficit commercial atteint 33,9 milliards d’euros sur le semestre, soit 7,8 milliards de plus que pendant les six mois précédents.

Le principal problème reste la facture énergétique

Une grande partie de cette dégradation ne provient pas d’une perte de compétitivité généralisée des entreprises françaises, mais de l’augmentation du coût de l’énergie importée.

La facture énergétique française atteint 24,2 milliards d’euros au premier semestre 2026, contre 18,4 milliards au second semestre 2025.

Elle s’alourdit donc de 5,8 milliards d’euros en seulement six mois.

La hausse des cours consécutive aux tensions au Moyen-Orient explique une part majeure de cette évolution. La fermeture du détroit d’Ormuz a en outre entraîné une redirection des approvisionnements français en pétrole et en gaz.

La France a notamment davantage importé d’énergie depuis les États-Unis et différents fournisseurs d’Afrique et d’Europe.

Cette situation a profondément modifié les soldes commerciaux par pays sans que cela corresponde nécessairement à une modification aussi importante des volumes de marchandises échangés.

Les services améliorent fortement les performances extérieures de la France

Les statistiques douanières concernent principalement les marchandises. Or le commerce extérieur français ne se limite pas aux biens physiques.

Les services affichent une performance nettement meilleure au premier semestre 2026.

L’excédent des échanges de services atteint 29,1 milliards d’euros, soit une amélioration de 7 milliards d’euros par rapport au semestre précédent.

Cette progression est notamment soutenue par :

  • les services de transport ;
  • le tourisme et les voyages ;
  • les services financiers.

Cette bonne performance compense une grande partie de la dégradation du commerce des marchandises.

Selon les données de la balance des paiements, le solde cumulé des biens et des services revient ainsi pratiquement à l’équilibre au premier semestre 2026.

Le commerce extérieur a soutenu la croissance française au deuxième trimestre

Le rebond des exportations ne représente pas uniquement une amélioration statistique pour les entreprises tournées vers l’international. Il a également participé directement à la croissance économique française.

Après avoir contribué négativement à la croissance au premier trimestre 2026, le commerce extérieur a apporté environ +0,6 point à la croissance du PIB au deuxième trimestre.

Le retournement est important : sa contribution avait été de -0,8 point au trimestre précédent.

L’accélération des exportations explique une bonne partie de cette évolution.

Quels secteurs français tirent réellement leur épingle du jeu en 2026 ?

Les statistiques permettent finalement de distinguer plusieurs situations.

Secteur Tendance début 2026 Lecture
Aéronautique et spatial Très fort rebond au T2 Principal moteur de la hausse des exportations au deuxième trimestre
Métallurgie Favorable Exportations dynamiques et solde amélioré de 1,2 Md€ sur le semestre
Textile et habillement Favorable Exportations en légère hausse et importations en baisse
Parfums et cosmétiques Favorable Exportations en hausse, importations en recul
Produits informatiques Forte hausse au T2 Soutenus par la demande et les prix des composants mémoire
Chimie Exportations en hausse Mais importations encore plus dynamiques
Biens d’équipement Exportations en hausse Solde dégradé par l’augmentation des importations
Agri-agroalimentaire Mitigé Échanges en baisse mais léger redressement du solde
Pharmacie En retrait Contraction des échanges et forte baisse des ventes vers les États-Unis
Automobile Défavorable Baisse des exportations et hausse des importations sur le semestre

Une reprise des exportations qui reste à consolider

Les résultats du deuxième trimestre 2026 constituent un signal encourageant pour les entreprises françaises présentes à l’international. Une hausse de 3,1 % des exportations alors que la demande mondiale reste relativement stable indique une amélioration de la position française sur certains marchés.

Mais le rebond reste très concentré. L’aéronautique représente près de 40 % de l’augmentation enregistrée pendant le trimestre et l’évolution des prix de l’énergie ou des composants électroniques gonfle également la valeur de certaines exportations.

Il serait donc prématuré de conclure à une amélioration généralisée de l’ensemble de l’industrie exportatrice française.

La situation des PME dépend énormément de leur secteur. Une entreprise travaillant dans la sous-traitance aéronautique, les produits métallurgiques, les cosmétiques ou certains textiles techniques évolue actuellement dans un environnement plus porteur qu’un acteur fortement exposé à l’automobile ou à certains marchés américains.

Quelles perspectives pour les exportateurs français au second semestre 2026 ?

Plusieurs facteurs détermineront la poursuite ou non du rebond au cours des prochains mois.

Les entreprises devront notamment surveiller :

  • l’évolution des prix de l’énergie, qui influence fortement le déficit commercial et les coûts de production ;
  • la situation au Moyen-Orient et ses conséquences sur les routes maritimes et l’approvisionnement énergétique ;
  • les droits de douane américains, qui pèsent déjà sur plusieurs catégories de produits français ;
  • la demande asiatique, notamment dans l’industrie et les technologies ;
  • les cadences de production aéronautique, qui peuvent fortement influencer les exportations françaises ;
  • le coût du fret maritime, redevenu très volatil en 2026 ;
  • la conjoncture européenne, l’Union européenne demeurant le premier débouché des entreprises françaises.

Pour les PME, le contexte rappelle surtout l’intérêt de ne pas dépendre d’un marché unique. Les performances très différentes observées selon les pays et les secteurs montrent qu’une diversification géographique des clients peut limiter l’exposition à une hausse de droits de douane, à une crise locale ou à une baisse brutale de la demande.

Un deuxième trimestre encourageant, malgré un déficit qui se creuse

Le commerce extérieur français offre donc en 2026 une image à première vue contradictoire.

D’un côté, les exportations accélèrent de 3,1 % au deuxième trimestre et atteignent 162,5 milliards d’euros. La France regagne des parts de marché et plusieurs secteurs industriels montrent une véritable capacité de croissance à l’international.

De l’autre, les importations augmentent de 5,5 %, principalement sous l’effet de l’énergie mais aussi de plusieurs catégories de biens manufacturés. Le déficit commercial atteint ainsi 19,2 milliards d’euros au deuxième trimestre.

L’aéronautique apparaît comme le grand gagnant du trimestre, tandis que la métallurgie, les parfums et cosmétiques ou encore le textile présentent des évolutions favorables sur l’ensemble du semestre. Les performances sont en revanche moins bonnes dans l’automobile et la pharmacie.

Pour les entreprises françaises, le chiffre à retenir n’est donc pas seulement la progression générale des exportations. La véritable information est la très forte divergence entre secteurs et marchés géographiques. En 2026, les opportunités à l’export existent, mais elles sont loin d’être réparties uniformément.

Questions fréquentes sur les exportations françaises en 2026

Quel est le montant des exportations françaises au deuxième trimestre 2026 ?

Les exportations françaises de biens ont atteint 162,5 milliards d’euros au deuxième trimestre 2026, en hausse de 3,1 % par rapport au premier trimestre.

Quel secteur contribue le plus à la hausse des exportations françaises ?

L’aéronautique et le spatial constituent le principal moteur du rebond. Selon la Douane française, près de 40 % de l’augmentation des exportations au deuxième trimestre 2026 est liée à ce secteur.

Quels autres secteurs exportateurs progressent en 2026 ?

La métallurgie affiche une bonne dynamique sur le premier semestre. Les textiles et l’habillement ainsi que les parfums et cosmétiques améliorent également leur solde. Au deuxième trimestre, les produits informatiques, les produits pétroliers raffinés et la chimie contribuent aussi à la hausse des exportations.

Pourquoi le déficit commercial augmente-t-il si les exportations progressent ?

Parce que les importations augmentent encore plus rapidement. Au deuxième trimestre, les exportations progressent de 3,1 %, mais les importations augmentent de 5,5 %. La hausse des prix du pétrole et du gaz explique une grande partie de cette évolution.

Quel est le déficit commercial français au premier semestre 2026 ?

Le déficit des échanges de biens atteint 33,9 milliards d’euros au premier semestre 2026, soit une dégradation de 7,8 milliards par rapport au second semestre 2025.

Les exportations françaises vers les États-Unis diminuent-elles ?

La situation dépend fortement des secteurs. L’aéronautique résiste très bien, avec une progression de ses ventes vers les États-Unis au deuxième trimestre. En revanche, hors aéronautique, les exportations françaises vers le marché américain ont reculé de 7 % entre le deuxième trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026.

Les services français sont-ils excédentaires ?

Oui. Les services ont dégagé un excédent de 29,1 milliards d’euros au premier semestre 2026, en amélioration de 7 milliards d’euros par rapport au semestre précédent. Les transports, le tourisme et les services financiers participent notamment à cette progression.

Sources