Maison Martin Morel (prêt à porter) - les PME exportent

Exploiter la mode vintage

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Faire revivre une histoire, un patrimoine unique peut-être la source d’une réussite très contemporaine dans la mode.

C’est ainsi  que Maison Martin Morel a connu deux naissances. Ce fut tout d’abord une entreprise industrielle de Lyon, spécialisée dans l’impression des textiles, fondée en 1896, par l’arrière grand- père de celui qui allait relancer la société. Dans les années 80, cette activité dut cesser.
La deuxième naissance eut lieu en avril 2013, lorsqu’Emmanuel Foyatier décida de redonner vie à toutes les collections qui avaient vu le jour et qui dormaient dans les archives de la famille. Le concept était simple : utiliser tous ces motifs vintage pour lancer une gamme de prêt à porter. Au départ, deux lignes de produits furent ainsi créées des sweats et des foulards avec un positionnement prix premium et une allure  entre rétro et modernité.
La communication, la présence dans plusieurs salons internationaux à Paris concrétisèrent de premières ventes. En septembre 2014, une collection complète sera présentée. De plus sur le site Internet de la société, une e-boutique permet de vendre directement les modèles.
En une année, Maison Martin Morel a atteint un chiffre d’affaires significatif et devrait en 2014 connaitre, a minima, une progression de 30 % de ses ventes. 5 personnes, des free-lances principalement, développent la marque.

L’international compte tenu de l’identité authentique française, constituait un objectif légitime.  Paris présente de plus une facilité, un avantage dans le domaine de la mode, on y rencontre dans les salons et manifestations un grand nombre d’acheteurs de tous pays. C’est ainsi que des contrats furent signés : avec un distributeur britannique et également avec un agent  japonais qui a présenté l’ensemble de la collection dans le cadre d’un salon  professionnel à Tokyo.
Maison Martin Morel participera à un salon à New-York en septembre 2014, les Américains étant très friands de ce type de marque « très française ».
Dans la plupart des marchés européens (Suisse, Grande-Bretagne…) les commandes sont traitées en direct et concernent des distributeurs ou des enseignes. Par contre au Japon le choix a été fait de passer par l’intermédiaire d’un agent, car dans ce pays on peut être présent dans un grand nombre de points de vente multimarque ce qui demande beaucoup de suivi.
Une autre approche est simultanément mise en œuvre. Elle consiste à collaborer avec d’autres marques, c’est ce qui a eu lieu en France pour les accessoires hommes et devrait être étendu à la Grande-Bretagne et au Japon et ultérieurement aux Etats-Unis.
Jusqu’à maintenant, les contacts les actions ont été menées en direct par la société. Pour pénétrer le marché américain Maison Martin Morel, fera appel à la Fédération Française du Prêt à porter qui sait accompagner avec efficacité les créateurs français à l’international.
D’ores et déjà, l’export représente 20 % du chiffre d’affaires global.

Les problèmes que rencontre la société.
Pouvoir surveiller les points de vente où la marque est diffusée afin de contrôler que le positionnement est rigoureusement appliqué. Déterminer les marchés prioritaires, si au début on procède en exploitant les opportunités, rien  ne remplace les études de marché.

Les conseils d’Emmanuel Foyatier refondateur de Maison Martin Morel.
Vis-à-vis des acheteurs internationaux les agents s’avèrent constituer un moyen efficace. Mais à ce niveau il faut éviter l’écueil des contrats d’exclusivité. Lorsqu’on participe à un salon, on se doit au préalable de bien vérifier le profil des visiteurs.