CytosialBiomedic (produits dermo cosmétiques) - les PME exportent

S’internationaliser dès son lancement

logo cytosialCytosialBiomedic, start-up du secteur bio médical fondée en 2010, illustre un modèle de développement fondé sur deux spécificités.
Une R et D aux résultats performants. En 3 ans,cette jeune entreprise en collaboration notamment avec le CNRS, dans le cadre de l’Université de Lyon, s’est spécialisée dans l’étude des mécanismes du vieillissement des tissus cutanés. Elle a d’ores et déjà mis sur le marché une gamme de dermo-cosmétiques, vendus en pharmacie, formulés pour prévenir le vieillissement cutané et réparer les dommages tissulaires, qui incluent, c’est leur originalité, des sérums « boosters» qui, améliorent les suites opératoires des interventions de médecine esthétique.
D’autres projets vont aboutir à une commercialisation dès 2014. Parmi ceux-ci : un nouveau produit qui pour combler les rides régénèrera le collagène de la personne, un moyen qui s’avère plus pérenne et plus sûr que les techniques couramment utilisées (absence d’allergie…) et également un vecteur de vaccins qui rend ceux-ci plus bio et minimise les risques.
L’autre spécificité réside dans la dimension internationale de l’entreprise, puisque c’est un fonds russe qui dès l’origine a acquis 40 % du capital et qui a facilité un développement tant en Russie en Ukraine que dans certains pays d’Europe de l’Est (Peco).
Aujourd’hui le chiffre d’affaires a atteint 300 000 € (dont 50 000 à l’export). Dès 2014, il devrait se situer entre 1 et 1,5 millions. 50 % de ce montant étant réalisés à l’export.

Si en France ce sont des commerciaux (2 en 2013, ils seront 5 en 2014), qui visitent les pharmacies, dans les autres pays couverts, les circuits étant différents, il est obligatoire de passer par des distributeurs introduits auprès des cliniques spécialisées ou des grands laboratoires dans le cas du vecteur pour les vaccins. Pour leur recrutement, CytosialBiomedic s’est fait accompagner par Ubifrance en Russie, en Ukraine comme en Tchéquie ou en Hongrie. Le site internet génère également des contacts.
Le faire savoir est assuré par les Relations Presse, par des participations, dans des salons spécialisés comme lors des congrès de médecine esthétique.
Si pour le moment c’est Frédéric Bertaïna co-fondateur de la société qui s’occupe directement de l’international, il est prévu d’engager dans les mois qui viennent un commercial spécialiste du domaine.
Il faut souligner que le pari de la Russie et des Peco se révèle particulièrement payant ces marchés étant très porteurs car ils présentent un certain retard dans les applications bio médicales et manifestent par ailleurs une réelle attente vis-à-vis de produits nouveaux.
A moyen terme une nouvelle zone géographique sera prospectée : le Moyen-Orient. En 2018, la part de l’international devrait se situer à 70 % du chiffre d’affaires.

La difficulté essentielle que rencontre CytosialBiomedic à l’export ?
Trouver dans les différents marchés le bon partenaire. Cela nécessite de se rendre sur place, de prendre contact avec les instances professionnelles locales, d’effectuer les prises de contact dans les bureaux des futurs distributeurs une manière d’évaluer leur capacité.

Les conseils de Frédéric Bertaïna cofondateur de CytosialBiomedic.
Il faut y aller notamment si l’on respecte les normes françaises et européennes. La France dans bien des domaines bénéficie à l’étranger d’une image positive.
Savoir s’entourer est une condition nécessaire, de même qu’il faut se montrer vigilant concernant les paiements et se faire régler 50 % ou la totalité de ses factures avant livraison, notamment lors des premières commandes.