CEPI (Peintures industrielles) - les PME exportent

Une innovation permanente

CEPI est le résultat d’une volonté, d’une créativité, celle de Dominique SIMON qui, parti d’une activité traditionnelle a su créer et exploiter une niche prometteuse en France comme à l’international.
Professionnel de la carrosserie automobile, le hasard l’amena à intervenir dans le domaine de la peinture des panneaux sandwich, deux plaques de tôle à l’intérieur desquelles se trouve une couche de mousse (polyuréthane…).
Ces matériaux sont notamment utilisés dans les "salles blanches" (laboratoires pharmaceutiques ou de recherche) ou les "salles propres" (industrie pharmaceutique) et doivent donner toute garantie de perfection.
En 2005, fort de sa réussite dans ce domaine, il arrête la carrosserie pour se consacrer exclusivement à la peinture des panneaux et se positionner dans la rénovation des panneaux destinés aux laboratoires. C’est ainsi que naquit le CEPI (Centre Européen de Peinture Industrielle).
C’est parce que la société a innové en donnant naissance au métier lui-même, en inventant la peinture résistant, lors des opérations de décontamination, au peroxyde d’hydrogène (puissant désinfectant), qu’elle a connu un développement très rapide auprès des  fabricants ou monteurs de panneaux (Dagard...) qui représentent 60% des ventes ou de laboratoires traités en direct (Sanofi, Pfizer…).
Ce savoir-faire pointu a donné naissance à un bouche à oreille positif qui sert d’argument commercial.
Aujourd’hui, le chiffre d’affaires atteint 1,4 Millions d’euro avec chaque année une progression à deux chiffres. L’emploi concerne 21 salariés.

Si, dès l’année 2007, CEPI a répondu à des demandes provenant de pays limitrophes, la décision de se lancer à l'export a vraiment débuté avec la participation au salon de la Bio Décontamination aux USA. Les contacts noués dans ce cadre allaient souligner le potentiel que recèle ce pays et l’international en général.
Un VIE sera engagé dès le début de l’année afin d’entamer la prospection commerciale dans le district de Washington.
Simultanément, l’implantation d’une entité en Guadeloupe va permettre  de mettre au point des solutions répondant à des conditions climatiques particulières qui devraient intéresser certaines zones des Etats-Unis (Floride par exemple) et d’autres pays.
De plus une étude très précise menée en Allemagne a révélé le potentiel non négligeable de ce pays qui constituera la prochaine cible du CEPI.
Au-delà de ces projets, l’export représente déjà 15% du chiffre d’affaires grâce aux interventions effectuées dans de nombreux pays européens (Belgique, Suisse, Irlande et malgré la crise en Espagne…).
Les clients à l’étranger ont le même profil qu'en France, il s’agit notamment de grands laboratoires ce qui assure au CEPI une reconnaissance internationale.
Afin de pourvoir répondre aux contacts, aux demandes  émanant de pays tels que le Danemark, la Chine, la Malaisie... du fait de la participation à des salons ou générés  par le site internet en quatre langues, CEPI étudie la possibilité de créer des franchises ou des partenariats comme celui en voie de finalisation en Hongrie.
La diversification, une innovation permanente se traduisant par  la mise au point de nouveaux process réduisant les contraintes pour des interventions en milieu pharmaceutique ou des peintures résistant aux UV, autant de leviers qui devraient permettre au CEPI de développer rapidement ses ventes à l’international.

Les problèmes rencontrés.
Au-delà de la pratique des langues étrangères, problématique résolue, c’est la difficulté de trouver des partenaires notamment aux Etats-Unis qui constitue un frein certain.

Le conseil de Dominique SIMON, fondateur et gérant du CEPI.
Il ne faut pas hésiter à se lancer aux Etats-Unis. Les contacts sont plus faciles à prendre qu’en France, les entrepreneurs y sont motivés et à l’écoute.