C2G Soudage (soudure) - les PME exportent

Aussi performante que les entreprises allemandes

C2G Soudage

C2G Soudage a été créée en 1986, dans un champ très particulier le soudage de goujons, soit l’assemblage par soudage de deux pièces métalliques. Cette technique concerne tous les secteurs de la transformation les métaux, de l’aéronautique, au naval… à la casserolerie (au total 24 activités).

Ghislaine Godet, actuelle Présidente, depuis la disparition de son mari, en assure la direction. 

En un peu plus de 20 années C2G, seule entreprise en France spécialisée dans le soudage électronique, a su s’imposer dans ce domaine qui est traditionnellement la chasse gardée des Allemands. Ce résultat a été atteint, grâce à la force d’innovation de la société. Elle a, entre autres, mis au point en 1990, le procédé SIG (Stud Inert Gas) reconnu mondialement. De plus des investissements systématiques ont été réalisés dans des équipements performants permettant de maîtriser  les trois process qui existent en termes d’assemblage : bille, crochet, axe. Ce savoir-faire amène la société à aller au bout de la logique de son métier de niche. Elle est  en mesure, dans tous les cas de figure, de déterminer la technique qui devra être utilisée et d’apporter des solutions à toutes les problématiques d’assemblage qui peuvent se poser. 

Les salariés, en 2009, sont au nombre de 10.

Depuis l’origine, l’export a toujours existé. Au départ cela était lié à la bonne image de C2G auprès des grands donneurs français (Alsthom, RVI…) qui via des grands chantiers amenait la société à vendre ses produits dans des pays comme l’Italie, l’Arabie Saoudite, la Chine…Il n’y avait pas de service export à proprement parler. En 2001 un cadre export avait été engagé, mais l’expérience ne s’est pas révélée probante. 

Depuis deux ans, une véritable stratégie volontariste a été conçue et mise en œuvre. Elle se décline à deux niveaux.

Profiter du bouche à oreille, de la notoriété, positif dont bénéficie l’entreprise, notamment auprès de ses clients, ou auprès d’entreprises ayant des activités parallèles, afin de créer un véritable réseau sur lequel s’appuyer pour pénétrer les marchés.

Se focaliser, concentrer tous les efforts, sur des pays bien définis. Dans un premier temps, c’est la zone du Maghreb qui a été retenue.

Ainsi, c’est en bénéficiant du soutien de clients, de sociétés implantées, que C2G a pu entamer une prospection systématique du marché algérien et optimiser les salons et autres événements auxquels elle a participé.

Une autre dimension privilégiée est le contact direct. Ghislaine Godet a visité plus de quatre fois, en moins d’un an, l’Algérie. Elle se rend tous les mois en Tunisie. Il est indispensable de se faire connaître, de créer un vrai relationnel sans lequel il n’est pas envisageable de signer des contrats. Dans le même objectif, la société communique de manière régulière à l’international. Le moyen premier a été longtemps constitué par les salons européens spécialisés. Depuis ces dernières années, c’est désormais l’Internet qui est devenu le média majeur afin de générer des contacts. Le site a été reconfiguré en 2006, il sera à nouveau optimisé en 2009.

Pour Ghislaine Godet ce sont les réseaux d’entreprises et l’Internet  qui se révèlent les moyens les plus performants. Des missions menées en Chine et en Inde avec UbiFrance et des CCI, n’ont pas été concluantes.

Pour le paiement, si l’on exclut les clients fidèles, C2G se fait payer en partie à la commande, le solde avant la livraison. Les traites avalisées comme le crédit documentaire sont de moins en moins utilisés. En cas de besoin, la société fait appel à un assureur espagnol qui se lance sur le matché français : CESCE et dont les tarifs sont nettement moins élevés que ceux de la Coface.

C’est Ghislaine Godet qui est directement en charge de l’export, secondée à la demande par ses collaborateurs tous bilingues.

En 2008, en plus du Maghreb, axe de développement prioritaire, les exportations ont été menées vers Singapour (avec la DCN), en Russie… Elles ont représenté plus de 5% du chiffre d’affaires et devraient dès 2010 voir leur niveau dépasser les 10 %.

Ce qui importe, pour Ghislaine Godet, lorsqu’on veut exporter c’est que l’entreprise soit bien structurée, que ses collaborateurs pratiquent les langues étrangères. Avoir de la trésorerie est aussi une obligation. Une autre qualité consiste à faire preuve de curiosité, à aller sur place. Etudier les sites des concurrents et des acteurs du secteur constitue aussi une des conditions nécessaire. Enfin il ne faut pas hésiter à exploiter son potentiel relationnel (clients, fournisseurs…) pour développer dans chaque marché son réseau.