Europe-Technologies (process innovants) - les PME exportent

La volonté d’innover

logo_europe-technologiesAprès une première expérience chez AIRBUS, Patrick Cheppe, décide, il y a vingt ans de créer une entreprise visant à  déterminer des paramètres matières influents en production et en exploitation. Il développe par la suite une nouvelle activité pour apporter un « remède » aux pièces analysées : le grenaillage des surfaces par ultrason. Suivront successivement, le rachat de  trois sociétés de fabrication mécanique pour réaliser les machines mettant en œuvre les innovations mises au point. En 2004, suivra la création d’un acteur dans le secteur des matériaux composites, d’un autre dans l’usinage des grosses pièces, puis d’un spécialiste des conditionnements destinés à l’agroalimentaire. Enfin, plus récemment acquisition d’une société capable d’installer des cuves de méthaniers dans le monde et en 2014 d’une entreprise de robotique.
Ces PME constituent le groupe Europe Technologies structuré en 3 départements, composites, mécanique, technologies. Il emploie 300 salariés sur 5 sites (4 en France, 1 aux USA). Il réalisera en 2014 un chiffre d’affaires de 47 millions d’euro. Le moteur de cet ensemble est la volonté d’innover, d’apporter de nouvelles solutions « d’inventer en faisant », d’exploiter une palette d’activités créant des synergies opératoires et cela à destination de plusieurs filières industrielles : aéronautique, défense, naval, automobile, énergie… Rien d’étonnant si la R et D représente un investissement annuel qui atteint 15 % du chiffre d’affaires.

L’export débute dans les années 1997 / 1998, d’une manière peu conventionnelle, puisque Patrick Cheppe  effectue , en quelques semaines durant ces deux années, un « tour du monde » qui l’amène à rencontrer des chefs d’entreprise de l’aéronautique aux USA, de l’énergie au Japon et d’autres encore en Inde, en Chine… Ces contacts lui permettront immédiatement de développer un partenariat avec une société japonaise de Nagoya en 1999. La pénétration du marché américain se déroula en deux temps. D’abord une implantation au Canada, suivie deux plus tard par la création d’une filiale dans l’Alabama, référencée par l’armée américaine (une reconnaissance rare pour une société étrangère) et qui a pour clients GE, Pratt et Whitney… Composée d’américains elle exerce des fonctions commerciales, support ventes et SAV. La prochaine étape consistera à lancer une unité de production. Sur le marché allemand, Europe Technologies travaille en étroite coopération avec une société d’ingénierie qui vend ses produits à des grands groupes tels que Mercédès Benz. Les autres pays (Inde, Chine, Russie…) sont couverts par des agents commerciaux. Malgré les difficultés que l’on rencontre dans ce pays un bureau a été ouvert au Brésil.
L’organisation interne, sous la responsabilité du directeur commercial, repose sur un service marketing communication composé de commerciaux et de chargés d’affaires s’appuyant sur les ingénieurs du pôle technologie. Le faire savoir passe par les salons internationaux spécialisés (4 en moyenne par an) et surtout par le site Internet et les réseaux sociaux. Ces derniers sont à l’origine de plus de 50 % des contacts qualifiés de prospection.
Europe Technologies fait aussi appel, à Ubifrance pour des missions ou l’engagement à deux reprises de VIE, ainsi qu’aux services du Ministère de l’Industrie.
Le Groupe réalise 35 % de son activité à l’international, dans 4 ans l’objectif est de dépasser les 70 %.

Le problème auquel Europe Technologies fait face.
C’est celui de la dimension administrative des opérations : quelles règlementations, formalités douanières dans chaque pays … Il est très difficile de trouver un organisme qui soit en mesure d’apporter de la pertinence pour ce type d’informations.

Le conseil de Patrick Cheppe Président d’Europe Technologies.
Il faut y aller, il n’y a pas d’hésitation à avoir. Et aussi se rendre sur place.