Visionic Hautes Technologies (Systèmes de contrôle) - les PME exportent

 

Ce sont ses clients qui portent Visionic à l’international

 Fondée en 1991, Visionic était à l’origine une société dédiée à  l’informatique industrielle. En 2004, elle fut reprise par son actuel président, Xavier Savin. C’est aussi à cette date que l’entreprise se spécialisa dans un domaine unique : les systèmes de contrôle des process industriels (notamment à l’aide de moyens visuels).

Ses clients appartiennent aussi bien au secteur automobile, qu’à  l’aéronautique (les deux principaux marchés), mais aussi à l’agroalimentaire, les cosmétiques … sans oublier la métallurgie ou l’énergie. Un investissement permanent en R et D (20 % du chiffre d’affaires), a permis à la société de bénéficier d’une notoriété et d’une image extrêmement positives, ce qui fait que très souvent ce sont les clients qui contactent Visionic. Ils sont  généralement  traités en direct, dans quelques cas les contrats sont signés avec des intégrateurs de process.  Simultanément, une diversification a eu lieu, en 2014, avec le rachat d’une société ayant développé un dispositif efficace optimisant la soudure automatique. 

Le chiffre d’affaires a connu une progression rapide passant de 1,4 millions d’euro en 2011 à plus de 3 millions en 2015. L’emploi concerne 34 salariés. Les machines mises en place représentent un investissement de 50 000 à 300 000 euros selon le cahier des charges.

L’international a débuté naturellement il y a une dizaine d’années. Ce sont des entreprises et des groupes français travaillant avec Visionic en France qui lui ont confié  la réalisation des systèmes de contrôle de leurs usines à l’étranger. Renault, Nissan, Messier, Valeo …comptent parmi les clients fidélisés dans de nombreux marchés, bien que la structure de ces  groupes, en  grandes régions (Amériques, Asie…) qui ne communiquent pas entre elles,  constitue souvent un frein sérieux.

Ce qui explique ce développement c’est à la fois la performance, le côté innovant des produits, mais aussi la capacité de Visionic à accompagner ces entreprises partout.  La notoriété, le bouche à oreille a aussi permis de concrétiser des commandes aves des sociétés étrangères : Jaguar, un groupe américain, des sociétés en Malaisie….

La qualité du service s’exprime au travers de l’organisation mise en place. Avant chaque livraison,  les clients viennent sur place afin de tester les systèmes. Ce n’est qu’après que l’expédition  est confirmée. Un  technicien accompagne le matériel afin de superviser sa mise en œuvre. Le SAV et le paramétrage se font  dans la plupart des cas à distance.

Si comme en France, le bouche à oreille joue un rôle essentiel en ce qui concerne le faire-savoir, le site Internet en plusieurs langues ainsi que l’utilisation Google AD confortent à l’international la réputation de Visionic. Parallèlement la société s’appuie également  sur les actions menées par le syndicat professionnel, et sur sa participation au programme Alliance.

Après la France le principal marché est l’Europe.

Aujourd’hui, l’export représente d’ores et déjà 50 % du chiffre d’affaires. Ce pourcentage devrait augmenter de manière significative dans les années qui viennent, car 2017 marquera le lancement d’une stratégie volontariste de développement. Elle se fera autour de la participation de Visionic au salon de référence de la profession : Control à Stuttgart. Une préparation marketing ainsi qu’un suivi rigoureux permettront d’estimer la performance de cette approche et le cas échéant de l’étendre.  Enfin l’efficacité du procédé de contrôle de la soudure automatique permettra d’ouvrir l’activité de la société à de nouveau secteurs et clients.

Le problème rencontré.

L’expertise qui est celle de Visionic  passe par la maitrise de 6 métiers spécifiques qui nécessitent des formations longues. Cela implique de paramétrer l’offre et la demande et de ne pas se retrouver, avec un niveau de commandes auquel on ne pourrait répondre, ou a contrario  avec des sureffectifs.

Le conseil de Xavier Savin président de Visionic.

Etre suffisamment fort sur son marché domestique constituera un avantage certain pour se lancer à l’international. A condition toutefois d’être aussi en mesure de pouvoir adapter ses produits aux spécificités des marchés.

 

Robert HAEHNEL 14/06/2016