ADCIS. Hautes Technologies (logiciels d’imagerie) - les PME exportent

 

ADCIS a développé  sa niche à l’international, dans 30 pays.

 ADCIS, créée en 1995 par son actuel Président, Bruno Lay,  avec un partenaire américain,  est spécialisée dans le développement de logiciels pour le traitement et l’analyse d’images à caractère technique et scientifique. L’objectif étant en partant  d’une image d’en extraire des données. Ces logiciels sont soit « généralistes » ou verticaux, c’est à dire dédiés à un  secteur particulier (ophtalmologie par exemple). Ils  sont utilisés par des grands groupes de l’industrie, de l’énergie, de la santé et également par les universités (centres de recherche, laboratoires…). 

C’est un métier, de niche très pointu, ce qui explique que le développement commercial se fait essentiellement  par le bouche à oreille et via le site internet. ADCIS participe aussi à quelques salons et congrès sectoriels,  très spécialisés (médical …). A noter qu’ADCIS dispose de l’agrément CIR (Crédit Impôt Recherche).

La société, située dans le Calvados, réalise 1 million de chiffre d’affaires, en progression constante  et emploie 9 personnes, majoritairement des  ingénieurs.

Depuis 19 ans  elle a toujours été bénéficiaire et  consacre chaque année plus de 35 % de son chiffre d’affaires  à la R&D. 

Dès l’origine, ADCIS a affirmé sa  vocation internationale. Elle bénéficiait à ce niveau de deux solides atouts.  Ayant été fondée dans le cadre d’un  partenariat avec une société américaine, cet actionnaire à l’origine d’ADCIS, lui a ouvert le marché nord-américain. Même si cette société n’est plus actionnaire, elle reste aujourd’hui encore  son distributeur sur ce marché. 

Simultanément, les réseaux dont disposait son président ont permis de pénétrer les principaux pays d’Europe de l’Ouest.

Si les marchés européens sont traités en direct, ADCIS passe par des distributeurs pour les  USA, la Pologne,  l’Australie, l’Inde ou Singapour.  

A l’international le profil des clients est le même qu’en France, à savoir des grands comptes, des sociétés concevant du matériel intégrant les bibliothèques logicielles de la société ADCIS, et de nombreux laboratoires de recherche qui basent leurs activités sur les produits d’ADCIS.

Internet joue un rôle essentiel dans le développement d’ADCSIS. Le site en 3 langues (français, anglais, espagnol), bien référencé permet d’entrer en contacts avec un grand nombre de clients potentiels et donne aussi lieu à une commercialisation en direct des logiciels.

Afin de conforter sa notoriété dans certains marchés ADCIS fait de la publicité (bannières) dans des magazines en ligne spécialisés.  Elle ne fait pas appel aux services des professionnels de l’accompagnement.

La société désormais présente dans plus de 30 pays, réalise 50 % de son chiffre d’affaires  à l’International.

C’est son  Président qui est directement impliqué dans la commercialisation des produits hors d’Europe. Cette zone est placée sous la responsabilité d’un ingénieur commercial. Les USA restent historiquement le premier marché avec des clients tels que 3M, l’Armée américaine, Corning, Pfizer, Allergan….

Dans un univers aussi spécialisé que celui d’ADCIS et toutefois soumis à la concurrence notamment de logiciels gratuits, il est essentiel pour poursuivre son développement, en France comme à l’International, d’innover en permanence en termes de produits et de services. C’est ainsi que l’entreprise  travaille sur de nouvelles offres via le Cloud (traitement déporté, facturation à l’image traitée…) et sur le portage de ses produits sur tablettes et téléphones portables.

Les problèmes rencontrés.

Aujourd’hui, le principal problème  est de se faire connaître dans  de nouveaux  marchés tels que l’Europe de l’Est, le  Maghreb… Et d’identifier l’application grand public qui permettra à la société d’implanter ses outils de traitement d’images dans tous les objets connectés.

Le conseil de Bruno Lay président d’ADCIS

Pouvoir s’appuyer sur un partenaire étranger,  dès l’origine,  est un atout décisif. Notamment pour pénétrer des marchés complexes comme les Etats-Unis, et travailler avec des clients comme l’Armée américaine qui ne traitent généralement pas en direct avec une société française, même high-tech.

Robert HAEHNEL 29/03/2016