ID3 Technologies (Biométrie) - les PME exportent

Amérique du Sud et Afrique, une stratégie gagnante

 Fondée en 1990, par 4 ingénieurs issus de ST Microelectronjcs,, ID3 Technologies, a tout d’abord été une société dédiée au service dans les domaines des composants et de la RFID.

A partir de  1997, l’entreprise acquiert un nouveau savoir-faire avec la mise au point de capteurs biométriques.  Petit à petit,  elle étend son expertise, conçoit et  crée ses propres produits.  Elle développe des algorithmes, des solutions puis des systèmes complexes notamment dans le domaine des matching  cards. Ce qui traduit une véritable montée en puissance dans l’échelle de la valeur ajoutée. Cette évolution a été rendue possible par  les investissements permanents  réalisés en

R et D, qui ne compte pas moins de 10 ingénieurs sur un effectif total de 39 salariés.  L’autre point fort de la société réside dans sa démarche multiculturelle.

Aujourd’hui, les deux activités (services, produits biométriques) de la société représentent chacune 50 % du chiffre d’affaires (4 millions d’euro en 2014).

Très tôt, l’international a été considéré comme le moteur du devenir de la société.  Cette vision a bénéficié d’une démarche résolument volontariste dès la fin des années 90. Elle s’est concrétisée par une présence systématique dans les salons internationaux. Elle a concerné pratiquement exclusivement les applications biométriques et a visé, compte-tenu de l’échec rencontré au Canada, du  côté peu accessible des Etats-Unis, les pays émergents.

C’est en ayant effectué une mission à la demande d’un expert au Brésil, que la décision fut prise d’attaquer ce marché au potentiel certain. La présence récurrente dans un salon spécialisé, allait amener ID3 Technologies à signer plusieurs contrats. Notamment celui du contrôle « biométrique » de l’accès gratuit aux transports en commun dans plusieurs grandes villes du pays. Aujourd’hui, le Brésil représente à luis seul, un million d’euro de chiffre d’affaires. Le bouche à oreille, l’efficacité des solutions apportées ont étendu les activités à la Colombie (identification et gestion des actes notariaux dans tout le pays…), puis au Chili et à l’Amérique centrale. Cet ensemble géographique compte pour plus de 50 % des ventes réalisées à l’international.

L’autre zone privilégiée est l’Afrique. Soit : l’Afrique du Sud et les principaux états de l’Afrique de l’Ouest. Dans ce continent les clients sont les Pouvoirs publics et certains organismes tels que les banques ou l’Enseignement supérieur..

Ce qui explique et fonde le développement d’ID3 Technologies à l’international, c’est son approche multiculturelle, l’organisation commerciale est basée sur les zones linguistiques et non sur les pays. C’est aussi la capacité de la société dans son domaine, la biométrie, à générer des solutions originales et efficaces et cela pour des appels d’offres « petits et moyens » (moins de 1 million d’euro) qui n’intéressent peu les grands groupes). Enfin, dans chaque pays la société dispose de partenaires performants, recrutés de manière pragmatique : agents, distributeurs, sociétés spécialisées.

Le faire-savoir s’appuie à la fois sur les salons ‘pour lesquels la société fait appel à Ubifrance), sur le bouche à oreille dispensé par les clients mais aussi par des réseaux ad hoc. Le rôle du site Internet, qui est en voie de reconfiguration se limite à générer des contacts. 

L’export représente désormais 80 % de l’activité produits (biométrie). Il devrait connaitre à terme une montée en puissance très nette, non seulement dans les marchés actuellement exploités, mais aussi par la prospection de nouveaux pays tels que l’Inde.

Les problèmes rencontrés.

A l’international une PME française est seule. Elle ne bénéficie pas du soutien des groupes de son pays qui voit en elle un concurrent ou de celui des banques. Dans certains cas, les services d’Ubifrance, par exemple, sont peu .motivés pour traiter les demandes particulières des PME.

Les conseils de Jean-Louis Revol Président d’ID3 Technologies

Il faut y aller, c’est là que se situe l’avenir de bien des entreprises. L’export nécessite beaucoup de volontarisme et c’est un investissement qui peut rapporter gros. Il ne faut pas trop compter sur les subventions mais bien plus sur ses propres forces et ressources.

Robert HAEHNEL 21/09/2015