Voxygen (synthèse vocale) - les PME exportent

Une innovation dans tous les domaines

logo_voxygenVoxygen illustre la vocation  internationale des acteurs des nouvelles technologies. Seule entreprise française dédiée à la synthèse vocale elle est issue de la recherche menée dans ce domaine par France Télécom. Elle a vu le jour en 2011, lorsque le Groupe pris la décision de se retirer de cette activité.
Cet historique, un effort permanent en R et D qui représente actuellement 56 %  du chiffre d’affaires, a permis de développer trois savoir-faire  innovants qui font la différence par rapport aux produits standards.  Mettre de la couleur, ce qui aboutit à une véritable personnalisation des voix. Introduire du relief, soit amener les voix à être expressives. Enfin, créer des identités vocales précises et récurrentes.  
Les clients (Orange, SNCF, France TV Sport…) sont aujourd’hui essentiellement des grands groupes, des services publics qui utilisent cette technique pour déployer leur information, leur communication (relation clients…) et cela dans tous les supports : serveurs, web, téléphonie… Des solutions sont également mises en œuvre au niveau des particuliers. Ainsi en collaboration avec le CHU de Rennes une application bientôt opérationnelle permettra aux malades privés de leur voix de pouvoir s’exprimer à nouveau avec celle-ci.
Aujourd’hui, avec 30 personnes employées, un chiffre d’affaires en nette progression Voxygen aborde une phase nouvelle de son développement celle de la commercialisation.

Dès le départ la stratégie de Voxygen ne pouvait être que mondiale.
L’expertise de la société intéresse l’ensemble des constructeurs de portables, de tablettes, de PC…Ceux-ci sont situés majoritairement au Japon et en Corée.  L’entreprise est en mesure de leur proposer d’internationaliser leurs produits par l’usage de langues européennes qu’ils ne possèdent pas.
En Afrique, continent où la possession des portables a littéralement explosé, la voix de synthèse est un formidable accélérateur de communication et pallie l’analphabétisme car elle rend possible la diffusion d’informations à destination de tous les publics. L’emploi du français, de l’anglais et de l’arabe ne permet d’atteindre que 50 % de la population, alors que la prise en compte de seulement 10 langues subsahariennes permet de couvrir 50 % de la population restante, soit environ 250 millions de personnes en plus. Dans ce registre, Voxygen a mis au point au Niger un service en diverses langues  à l’aide duquel les agriculteurs prennent connaissance des prix proposés pour l’achat de leurs récoltes ce qui leur permet, une véritable révolution, d’optimiser leurs revenus. Parallèlement en Côte d’Ivoire des contrats ont été signés avec des ONG concernant le cours des matières premières et le suivi des élections.
D’ores et déjà l’international représente plus de 10 % du chiffre d’affaires.

Comment la société procède-t-elle ?
Ce qui est fondamental c’est d’être présent techniquement sur les marchés clés, c’est ce qui permet d’être crédible, de faire la démonstration des performances des solutions proposées. C’est pourquoi la société a mené à bien plusieurs amorçages. Un spécialiste au Japon, grâce auquel des contacts ont été pris et des contrats seront signés prochainement avec différents groupes.  Deux au Sénégal ont concrétisé différents accords et marchés. Un autre au Liban, pays à partir duquel des solutions seront déployées pour l’ensemble des pays arabes. La société fait notamment appel aux prestations d’Ubifrance pour établir les bons contacts mais ce sont les réseaux locaux qui sont les plus porteurs.
Dans un domaine très spécialisé le faire savoir est tributaire du bouche à oreille et donc de la présence dans quelques salons professionnels (Amsterdam…).
A moyen terme, l’export devrait atteindre 70 % du chiffre d’affaires. En plus des marchés déjà couverts, l’Europe devrait suivre le modèle français, une approche commerciale du marché américain est par ailleurs à l’étude. Par ailleurs des VIE seront engagés afin d’assurer et d’accélérer la prospection des nouveaux pays.

Le principal problème que rencontre la société ?
Etre crédible que ce soit d’un point de vue technique ou dans l’utilisation des langues les plus diverses (subsahariennes…)

Les conseils de Thierry Moudenc Président de Voxygen.
Prendre le temps de comprendre les mentalités, les cultures aller le plus loin possible dans ce domaine afin de montrer à ses interlocuteurs qu’on les respecte qu’on les écoute car ce sont eux in fine qui décident et ont quelque part raison.