Siradel (couverture des ondes radio) - les PME exportent

Développer sa niche

logo_siradelSiradel, entreprise fondée en 1994 par Laurent Bouillot spécialiste des ondes électromagnétiques, est l’archétype de ces PME de hautes technologies qui ont créées et qui développent avec talent une niche pointue et cela au plan international.
Au départ la société avait pour vocation de déterminer au travers d’un logiciel la couverture par les ondes radio d’une zone géographique donnée afin de dimensionner avec précision les équipements télécoms nécessaires. A ce premier savoir-faire s’ajouta, deux ans plus tard, la modélisation 3D des villes opération permettant de relever, de manière fine, ce qui fait obstacle, dans une zone urbaine, à la diffusion des ondes et là aussi de définir les équipements optimaux. Aujourd’hui, cette activité constitue un produit leader. De nombreuses villes ont été ainsi modélisées : 2000, rien qu’en France, mais aussi à l’étranger : Moscou, Hong-Kong, Djakarta… A cela est venue s’ajouter une troisième activité : les mesures de couverture, ce qui  qualifie les prédictions obtenues grâce aux logiciels.
Siradel, entreprise fondée en 1994 par Laurent Bouillot spécialiste des ondes électromagnétiques, est l’archétype de ces PME de hautes technologies qui ont créées et qui développent avec talent une niche pointue et cela au plan international.
L’enjeu pour Siradel est à la fois de répondre à la demande du moment mais aussi et c’est vital dans le domaine qui est le sien où la technologie évolue en permanence, d’imaginer les solutions qui devront être mises en œuvre dans 10 ans. Durant des années les seuls clients de la société ont été les acteurs des Télécoms. Avec la généralisation des objets communicants, « des villes intelligentes », ils appartiennent désormais à de nouveaux secteurs : environnement, énergie…
Rien d’étonnant, si dans ce contexte, la R et D représente un investissement clé. De 15 à 20 % du chiffre d’affaires suivant les années. Ce dernier, en 2013, a atteint 5 millions d’euros, l’emploi concerne 55 personnes. En France, la société détient une part de marché de 75 %.

L’export a été une préoccupation majeure dès la création  de la société. Le premier contrat avait d’ailleurs à l’époque était conclu avec le groupe Lucent. Actuellement  65 % des ventes sont réalisées à l’international dans pas moins de 60 pays.
Au début Laurent Bouillot s’est lui-même investi se déplaçant fréquemment (13 « grands voyages » par an). La société a également exposé dans des salons spécialisés (Barcelone dans les télécoms…). Les accords de commercialisation passés dans les différents pays répondent à une approche pragmatique. Beaucoup de partenaires distributeurs mais aussi dans le domaine de la recherche, des agents en Afrique et en Russie. Des filiales ont vu le jour à Toronto et à Hong-Kong. Dans le pays de référence qu’est le Japon, dans un premier temps, un accord a été conclu avec un partenaire, mais ultérieurement en connaissant mieux le contexte complexe de ce pays  et en ayant établi un climat de confiance il a été plus pertinent de traiter ce marché en direct. Un autre facteur de crédibilité est la réactivité dont fait preuve Siradel vis-à-vis de ses clients où qu’ils soient.
Au niveau de l’organisation interne en plus des services classiques, un juriste international de haut niveau a été engagé. Il intervient tant en ce qui concerne les contrats, que le droit du travail, la fiscalité ou la prise en compte des législations locales.
En plus des salons, le site Internet existant en anglais et en chinois est un excellent vecteur de contacts et d’image. Le bouche à oreille joue un rôle prépondérant car l’expertise de Siradel est désormais reconnue. Grâce entre autres aux conférences aux 100 publications scientifiques publiées, aux nombreux projets collaboratifs dans la recherche auquel la société est associée notamment dans le concept des recherches portant sur les « villes durables » dans lequel la société collabore avec Artelia, Véolia et deux grands cabinets d’architecte parisiens (Arte Charpentier, Architecture Studio). Le développement réalisé pour Santiago du Chili afin, d’améliorer le bien vivre dans  cette métropole, de mutualiser les moyens, d’optimiser la consommation d’énergie constitue une vitrine technologique française à destination des chargés d’affaires d’Ubifrance qui disposeront de ce fait d’un modèle qui pourra être exporté partout dans le monde.
L’expérience acquise à l’international aide la société à améliorer son offre sur le marché français.

Les problèmes auxquels il faut faire face.
Comme pour toute PME, l’export pose un problème de moyens, il est indispensable de bien savoir prioriser ses investissements. Parallèlement, il faut être immédiatement informé des mouvements stratégiques qui affectent les marchés afin de pouvoir exploiter ceux-ci au mieux.

Les conseils de Laurent Bouillot Président de Siradel.
Chaque PME a ses problématiques propres. Dans une niche des hautes technologies, il est impossible de ne pas se positionner à l’international. Il est recommandé simultanément d’être crédible sur son marché domestique. C’est la première question que posent de futurs clients.
C’est une évidence, mais le dirigeant de l’entreprise doit être totalement impliqué et posséder une réelle vision internationale. Il est très important de voir les choses par soi-même de nouer des contacts afin d’établir des liens de confiance et de comprendre la culture de chaque pays. Enfin la persévérance est une vertu cardinale si l’on veut réussir.