Arès Développement (traitement de l’eau) - les PME exportent

S’adapter aux réalités africaines.

Créée par Marcel Collombet, Arès Développement a une activité exclusivement dédiée à l’Afrique et cela principalement dans un domaine, le traitement et la purification de l’eau, en utilisant les techniques adaptées à ce continent. Quelques dates permettront de bien saisir le parcours de cette société.  Sa création, en 2005, correspond à l’attribution d’un chantier en République Démocratique du Congo. Il s’agissait d’assainir les principaux camps militaires de ce pays. En 2010, traiter les nappes phréatiques au nord du Sénégal, près de Saint Louis afin de supprimer leur teneur en sel. La première installation a eu lieu en 2013 pour une communauté de 20 000 personnes.

Le grand tournant eu lieu à partir de 2011 avec le salon Promote à Yaoundé, Cameroun. Puis en 2013, avec la création d’une filiale au Cameroun, Arescam. En 2015, en plus des chantiers classiques, l’activité s’étend à la diffusion, au travers de 5 points de vente répartis dans le pays, de petits kits capables de traiter l’eau (technologie utilisant les UV…).  Les grands projets, toujours au Cameroun portent sur le traitement de l'eau des réseaux d’approvisionnement de plusieurs villes, la mise en place de 8 unités pour des bases vie dans le cadre d'un consortium international. Pour ceux-ci il se passe souvent deux ou trois ans avant que les opérations se concrétisent.

L’ensemble du matériel nécessaire est produit et assemblé en France

Quelles perspectives pour Arès Développement ?

Face à l’énorme potentiel qui est celui de l’Afrique dans des domaines comme le traitement de l’eau mais aussi l’énergie, les opportunités sont réelles et nombreuses d’autant plus que l’entreprise maitrise, du fait de son expérience, les pratiques à mettre en œuvre. Grâce à son propre réseau, Arès Développement, passe des accords de partenariat avec des sociétés françaises afin de les représenter en zone CEMAC. Pour Arès Développement, il s’agira à la fois de renforcer son implantation au Cameroun en créant une unité de production sur place, de participer aux programmes de développement liés à l'exploitation de barrages hydroélectriques (programme d'électrification et d'irrigation), de renforcer la qualité technique française avec les partenariats mis en place.

Simultanément, à partir de Yaoundé, développer des marchés dans des pays tels que le Tchad, le Congo Brazzaville ou la Centre Afrique, éventuellement le Sénégal pays dans lequel les contrats s’avèrent plus risqués.

Les problèmes rencontrés.

Ils sont liés aux difficultés, aux complications engendrées par le fonctionnement de l’administration de la plupart des pays, aux "intermédiaires indispensables". Enfin, il est particulièrement difficile de vérifier  les informations que l’on peut obtenir notamment quant aux circuits de décision.

Les conseils de Marcel Collombet, Président d’Arès Développement.

Il est recommandé dans les pays d’Afrique de procéder avec une grande prudence. Il faut mettre à plat ce que l’on veut faire, déterminer si les interlocuteurs que vous avez en face de vous, ce qui n’est jamais facile, détiennent réellement les clés qui vous permettront de conclure, rester près des réalités du terrain et éviter les « réseaux d’influence » et les mondanités.

Il convient de s'armer de patience et de se rappeler avec de l'humour que si nous avons une "montre", les africains ont le "temps".

Les besoins comme les attentes du continent africain sont spécifiques, il est obligatoire de savoir adapter ses produits aux réalités de ces marchés.

Robert HAEHNEL le 10/05/2015