Cooltech Applications (Froid magnétique) - les PME exportent

L’innovation au service de l’environnement

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Cooltech Applications représente un cas, trop rare, de réussite française fondée sur l’invention et l’exploitation d’une technologie nouvelle et performante qui de plus d’apporter une réponse spectaculaire dans le champ du développement durable.
L’acte fondateur de cette entité a été l’obtention, en 2003, d’une subvention de 246 000 € pour un projet d’application industrielle du froid magnétique décerné par l’Anvar (aujourd’hui OSEO), dans le cadre du concours national de la création d’entreprise de technologies innovantes.

Le démarrage modeste (août 2003) eut pour cadre un garage à Colmar (68). Il fut le fait de trois techniciens issus de la filière automobile. Leur l’objectif était de créer une alternative opératoire à la technique de refroidissement par gaz réfrigérants.
Les travaux ont suffisamment progressé pour convaincre de nouveaux actionnaires (institutionnels, sociétés de capital risque, industriels) à s’intéresser à ces recherches et à investir ; ce qui allait permettre, mi 2006, à la société de prendre son envol et de s’installer à Strasbourg. Depuis 2008, se sont désormais 17 personnes qui sont employées. Ce qui en fait la plus grande structure au monde dans le domaine du froid magnétique.
En ces quelques années, c’est un véritable savoir-faire qui s’est matérialisé dans des domaines quantitatifs (électroménager, automobile…), et qui a donné naissance à 31 familles de brevets différents déposés dans plus de 50 pays.
L’activité de Cooltech Applications est par essence internationale. Elle s’adresse à des groupes leaders produisant des biens de grande consommation. Elle implique, compte tenu des enjeux et du côté révolutionnaire de la technologie qui traduit un véritable changement de paradigme, de s’adresser exclusivement à l’état major des organisations (sièges sociaux…). C’est uniquement à ce niveau que les décisions peuvent être prises. Les premiers contacts ont eu lieu au plan européen puis mondial.

Comment Cooltech Applications a-t-elle procédé ?
Dans un premier temps l’approche directe a été privilégiée. La société a aussi bénéficié du concours d’Ubifrance, de celui d’Alsace International, du Pôle Véhicule du Futur, ce qui a facilité la rencontre de nombreux industriels. L’accueil a été extrêmement positif puisque pour la première fois on était en mesure de proposer une alternative crédible et presqu’inespérée à l’utilisation des gaz réfrigérants. Durant cette période –jusqu’en 2008-, peu d’actions de communication, de faire savoir, ont été menées. Il était important de faire découvrir par les interlocuteurs eux mêmes la validité des solutions développées. L’option stratégique prise en termes de propriété industrielle présentant pour les industriels une garantie de faisabilité, mais aussi et surtout une protection de leurs futurs investissements.
A partir de 2008, la politique de Cooltech Applications, est devenue plus visible. Une marque internationale ; Weenter ; a été crée. Un nombre plus large de clients potentiels a été approché. Simultanément, un effort de vulgarisation a été entrepris (notamment au travers du site Internet) afin de faire connaître la nouvelle technologie par un public plus large, les produits développés étant, dans un grand nombre de cas, destinés à la grande consommation. Dans cette approche, la participation active à des colloques a été privilégiée, les représentants de la société ont été invités à des manifestations scientifiques au Japon et dans d’autres pays, sous l’égide d’Ubifrance. Cooltech Applications a exposé au salon de Détroit (automobile) et sera également présent à l’Exposition Universelle de Shanghai. Les communications et articles scientifiques ont été multipliés au même titre que la coopération avec les réseaux technologiques nationaux et internationaux.

Dans les années qui viennent et en fonction de la situation de quasi monopole qui est la sienne, Cooltech Applications devrait connaître un développement très rapide et aboutir à une physionomie radicalement différente d’ici 5 ans. Le fait que la technologie inventée, à fonctionnalités et performances égales, se traduise par 30 % d’économie d’énergie et d’émission de CO² constituera un facteur décisif de succès.

Pour Christian Muller, président de la société, pour se lancer à l’international il faut pouvoir s’appuyer sur le savoir faire de « gens qui savent », appartenant à des d’organismes dédiés comme Alsace International dont l’accompagnement a été décisif dans un pays comme le Japon. Il est important aussi, sans être modeste, mais réaliste, de déterminer ce que l’on peut apporter au marché par rapport à ce qui existe. Certaines qualités sont requises l’obstination n’est pas la moindre. Enfin, savoir montrer sa différence est le sésame de toute démarche, c’est ce que recherchent, in fine, tous les grands groupes du monde entier.