Oxatis (plateforme d’e-commerce) - les PME exportent

Devenir un leader européen de l’e-commerce

 Oxatis, créée par Marc Schillaci, qui après une première expérience aux Etats-Unis, décida de lancer, en 2001, une plateforme de e-commerce an France. C’est surtout à partir de 2007/2008 que le décollage eut lieu. Aujourd’hui, la société est devenue un leader dans ce secteur non seulement en France mais aussi en Europe. Elle héberge les sites de 10 500 commerçants, Chaque jour, ce sont 12 000 commandes en ligne qui sont passées.

Ses clients appartiennent à trois typologies. Acteurs de l’Internet (pure player), commerçants physiques souhaitant étendre leur activité. Et enfin des sociétés qui intègrent leur distribution dans un système d’information unique.  C’est à la fois par le bouche à oreille, par le canal d’Internet (site de la société, sites partenaires, newsletter…) et aussi par l’intermédiaire des revendeurs de logiciels de gestion que les futurs clients prennent contact avec Oxatis.

C’est la diversité des clients et des solutions dont bénéficient les utilisateurs qui  explique la réussite de l’entreprise. Que ce soit au niveau de la performance des logiciels de leur fiabilité, du service support disponible 7 jours sur 7  et cela jusqu’à 23 heures. Et aussi de l’accompagnement sur mesure proposé qui répond aux besoins les plus spécifiques : formations (vidéos interactives…), prestations graphiques (studio intégré), plus de 1300 chartes destinées à optimiser la présentation des sites, rien qu’en 2014, ont  ainsi été réalisées, ainsi que des outils de prospection ad hoc pour rendre les meilleurs produits accessibles à un coût moindre. C’est en investissant en permanence dans la R et D (qui représente 20 % du chiffre d’affaires) qu’Oxatis est en mesure, dans un secteur en perpétuelle évolution, d’offrir une telle étendue de solutions pertinentes.

L’emploi concerne 90 salariés : 75 à Marseille, 10 à Londres et 5 à Barcelone.

L’international atteint désormais 25 % des ventes. Il y a 3 ans ce pourcentage était de l’ordre de 3%. A moyen terme, la proportion de l’international devrait passer à 50 %. 

Cette expansion résulte tout d’abord d’un constat. Le marché français est trop limité, sans l’export la société ne pourra se développer. Simultanément cela répond à une attente des clients français puisque 52 % d’entre eux vendent leurs produits aussi à l’étranger. Pour faire face à ce challenge, la dimension multilingue n’est nullement suffisante. En effet, ce n’est pas avec des  traductions que l’on pourra répondre aux particularités de chaque pays européen pour lesquels les manières de procéder (paiement…), les logiciels utilisés, les techniques de commercialisation sont différentes, ainsi d’ailleurs que le degré de maturité de chaque marché. En fonction de cette complexité, Oxatis s’est d’abord attaquée aux marchés espagnol et italien (moins compétitifs), puis à la Grande-Bretagne en rachetant une entreprise locale. Il est vite apparu indispensable pour des raisons commerciales de s’implanter sur les marchés. Ce qui a été fait en Espagne, en Grande-Bretagne et le sera très prochainement en Italie. Par contre ce sont les mêmes outils que ceux employés en France qui sont utilisés.

L’international présente un avantage certain, il permet d’enrichir les processus, de généraliser des innovations développées dans un pays particulier, dans ce registre, la Grande-Bretagne est très en avance.

Le faire savoir en plus de l’Internet se concentre sur la présence dans quelques salons, sur des actions de Relation Presse.

En plus des marchés européens cités, de la zone francophone, fort de la connaissance du marché espagnol, l’Amérique latine devrait devenir, à moyen terme, un objectif prioritaire.

Les problèmes rencontrés.

Essentiellement la diversité des systèmes juridiques propres à chaque pays qui multiplie les freins.

Les conseils de Marc Schillachi Président d’Oxatis.

Tout est une question d’esprit. Si l’export constitue une simple opportunité il faut le traiter comme tel. Par contre s’il s’agit d’un enjeu fondamental, il faut développer une véritable stratégie et se donner les moyens de réussir. Il est également conseillé de sélectionner rigoureusement les marchés afin d’éviter de se disperser.

Robert HAEHNEL le 09/03/2015