GYS (soudure, réparation automobile) - les PME exportent

L’international confère une nouvelle dimension aux entreprises.

GYS (soudure, réparation automobile)C’est la pratique de l’export qui a changé GYS et lui a donné sa dimension  mondialisée  son leadership à l’international.

La société fut créée, en 1964 par Guy Yves Stephany, afin de répondre à la demande en autotransformateurs, correspondant au changement du voltage (de 110 à 220 volts) en France. Ce  marché, du fait de son caractère éphémère, laissa la place, dès 1966, à la production de chargeurs de batteries pour l’automobile. Ce savoir-faire permit par la suite de développer une gamme  complète de postes de soudage à l’arc techniquement très proches. Enfin une  troisième activité a été investie celle de la réparation automobile notamment de la carrosserie rendue possible par l’expertise acquise dans le soudage.  Si GYS, connut une première  période de créativité, les ventes successives de l’entreprise, à partir de 1980, aboutirent à un dépôt de bilan et à sa reprise par Nicolas Bouygues, le père de Bruno Bouygues, en 1997.  Cette troisième phase dans la vie de la société  allait être marquée par un développement continu s’appuyant sur une politique systématique d’innovation. La R et D (8 % du chiffre d’affaires) mobilise à elle seule,  un peu moins de la moitié de la centaine d’ingénieurs et techniciens Accompagnée aussi par la mise en œuvre d’une politique de montée en gamme.

Aujourd’hui, le chiffre d’affaires, en progression régulière, dépasse 60 millions d’euro. L’emploi concerne 370 personnes en France et 520 dans le monde.

Au moment où l’entreprise fut reprise, l’export se limitait à quelques ventes dans les pays francophones. Si Nicolas Bouygues pris dans un premier temps sa voiture pour aller prospecter la Belgique, le fils s’occupa dans un deuxième temps de l’Allemagne. Très vite ils s’aperçurent que les besoins, les attentes étaient différents d’un pays à l’autre. Les clients à l’export amenèrent la société à améliorer les produits et simultanément à innover. L’Allemagne à ce niveau allait constituer « une grande école ». En plus de son potentiel, ce marché conduisit GYS à monter drastiquement la qualité et les spécifications de ses productions.  En 2006, face au succès rencontré dans ce pays, une filiale vit le jour. Celle-ci est non seulement en charge du commercial et des ventes  mais aussi du SAV, du marketing. Elle compte 45 personnes et a permis non seulement de rentrer chez Volkswagen ou Mercedes, mais elle est devenue un moteur de la réussite, à telle enseigne que  GYS peut être considéré comme un  groupe franco-allemand.  

Cette réussite en Allemagne eut deux conséquences. Elle a été à l’origine de nouveaux déploiements, en Grande-Bretagne, par exemple.  Et d’autre part elle a transformé la vision de l’entreprise en donnant naissance à un marketing « mondialisé ».

Les marchés relevant de trois catégories : le haut et le moyen de gamme,  le 1er prix. Pour couvrir ce dernier segment, une filiale a été créée en Chine. Au départ, la  production se faisait dans un petit atelier, et concernait des produits s’adressant au grand public. Aujourd’hui une centaine de salariés fabrique des chargeurs de batteries, des câbles de démarrage… à destination des nombreux marchés à bas prix.

L’export représente 50 % des ventes. L’Allemagne est le premier marché, à l’international suivie  par la Chine, la Russie et les USA. L’organisation en interne en plus des filiales  de production s’appuie sur des implantations commerciales (Inde, Grande-Bretagne, Allemagne, Chine…), les autres marchés sont gérés par des chefs de région qui dépendent du directeur commercial export.

Le faire-savoir passe par la participation à des salons internationaux : 10 par an. L’Internet, que ce soit le site ou les réseaux sociaux, constitue l’autre média privilégié.  

A moyen terme, afin d’accélérer sa présence à l’international, GYS développera ses trois gammes de produits et cela sur les trois segments du marché mondial. Ce qui l’amènera  à créer de nouvelles filiales. 

Le problème rencontré.

Aujourd’hui, le principal challenge réside dans la nécessité de renforcer la visibilité et la force de la marque GYS à l’international afin d’accélérer son développement commercial.

Les conseils de Bruno Bouygues Directeur général de GYS.

Il ne faut pas hésiter à utiliser tous les « supports » mis à la disposition des exportateurs : Business France, les CCI ou les Conseillers du Commerce Extérieur… que ce soit pour les études de marché, les missions ou la participation à des salons… A ce niveau,, la participation aux grands salons internationaux est particulièrement importante pour bien comprendre l’évolution des grandes tendances dans chaque secteur. Simultanément, on peut aussi s’appuyer sur ses réseaux, consulter ses relations qui exportent déjà dans un pays que l’on souhaite pénétrer, car il est évident que l’on n’a pas la possibilité de connaitre les us et coutumes de tous les pays du monde.

Pour tout savoir sur la société GYS : http://www.gys.fr/

 

Robert HAEHNEL 05/06/2015