Cho'Pain (pain) - les PME exportent

Aller vite à l’international

img chopainA partir d’une activité traditionnelle on peut, en répondant de manière innovante à un besoin, créer une niche nouvelle, facteur de développement tant au plan national qu’international.
Franck Cazottes est né comme il aime à le dire « dans le pétrin ». Son père possédait déjà une boulangerie réputée à Rodez (Aveyron). Il reprit l’affaire familiale en 1989 et su lui donner une dimension nouvelle en ajoutant un rayon traiteur et pâtisseries, en ouvrant 5 magasins dans la ville de Rodez.
En 2009, il modifia radicalement sa stratégie. L’objectif étant de se développer prioritairement à l’extérieur du département. Pour ce faire il eut l’idée en s’appuyant sur le réseau bien connu des Aveyronnais de Paris, de lancer un nouveau pain « précuit avancé », frais (et non pas surgelé) de haute qualité. Un produit qui repose entièrement sur une recette exclusive d’un mélange de différentes farines et de levain, mise au point en collaboration avec des techniciens. L’avantage de cette formule ? On obtient un pain authentique et original dans son aspect comme dans son goût correspondant aux canons du pain français. C’est aussi la garantie quel que soit l’opérateur, d’obtenir le même pain puisque c’est l’assemblage des ingrédients qui fait la qualité et la différence du produit : son côté frais et croustillant, sa mie aérée sans alvéoles, son goût de noisette… Après un test in vivo concluant, très vite par l’intermédiaire des Aveyronnais de la capitale « Le pain aveyronnais » (c’est la marque choisie) a été référencé dans les restaurants haut de gamme ainsi que dans les bonnes brasseries et dans certains circuits sélectifs (fromagers..).

Grâce à quelques opportunités l’intérêt pour ce nouveau pain allait très vite dépasser les frontières de l’Hexagone. Lors du Salon de la Randonnée la société Helvetino un des leaders européens de la restauration ferroviaire est séduite par la dimension gastronomique que confère « Le pain aveyronnais » à ses plats et passe commande d’abord pour la Suisse, puis pour l’Allemagne. L’Italie devrait suivre dès juin 2011.
Au Sial, sur le stand du Grand Rodez, un contact est établi avec un grand restaurant de Hong-Kong, puis un accord est passé avec une société de Rungis spécialisée dans l’export. Celle-ci va conférer une dimension nouvelle au développement à l’international. En plus de la Chine, un contrat, entre autres va être finalisé début 2011 avec les Emirats Arabes Unis.
Ce qui fait le succès marqué et rapide de ce pain sur les marchés étrangers ? C’est non seulement, son côté authentique, mais aussi le fait que contrairement à la situation que connaissent par exemple beaucoup de restaurants à l’international, l’absence ou le départ « du spécialiste du pain » ne remettent nullement en cause la pérennité du produit, sa qualité.
Aujourd’hui Cho’Pain compte 20 salariés. La totalité du « Pain aveyronnais » est produite par le laboratoire de Rodez. En quelques mois l’export a réussi à représenter 20 % du chiffre d’affaires de la société. L’objectif d’ici deux ans sera d’atteindre 50 %. C’est la création de fournils dans différents pays qui permettra de maximiser la pénétration et la couverture des marchés.
Actuellement Cho’Pain ne connaît pas de problèmes pour se développer à l’international. Si Franck Cazottes traite l’aspect commercial, la totalité de la logistique est prise en charge par une société d’export, ce qui facilite les opérations, limite les investissements et les contraintes.

Le conseil de Franck Cazottes gérant de Cho’Pain. Faire appel dans une première phase à une société d’export est une garantie à de nombreux niveaux… se faire payer par exemple. Cela permet aussi d’aller plus vite et de bénéficier d’une « sorte de confort ».