Elixia Agrobusiness (limonade artisanale) - les PME exportent

Elixia  le mariage réussit de la tradition et de l’innovation… dans 30 pays

 Entreprise employant 6 personnes,   Elixia, dans le secteur traditionnel   de la limonade artisanale haut de gamme,  réussit désormais à réaliser  50 % de ses  ventes à l’export et cela  dans  30 Pays.

Implantée depuis 1856 au cœur du massif du  Jura, c’est  certainement la plus ancienne limonadière artisanale de France. L’entreprise est dirigée par la 6ème génération de la même famille. Ce qui fait le succès d’Elixia c’est d’une part, le respect absolu d’une fabrication  qui n’a pas changé depuis l’origine ; et simultanément, notamment à partir de 2006, d’avoir su innover afin de répondre aux attentes actuelles des différents marchés. La société a tout d’abord  étendu sa gamme avec de nouveaux parfums (de la mirabelle à la myrtille…).Elle a ressuscité des produits oubliés (vins blanc et rouge limés), puis lancé des créations originales comme la limonade au chocolat ou au cola, sans oublier une gamme super premium et une autre bio… Cette inventivité a été, à plusieurs reprises,  distinguée par les « Innovations du SIAL ».

Les ventes en France se font exclusivement au travers des circuits sélectifs (épiceries fines …).

L’export a réellement débuté en 2008.  C’est la participation au SIAL, puis les années suivantes à des salons hors de France,  Food Fancy à New-York, à Dubaï, au Japon…  qui va devenir le moteur de l’expansion à l’international.

Cette présence permet à la marque de se faire connaitre et surtout de prendre  des contacts,  d’une part avec ses clients potentiels  qui appartiennent comme en France aux circuits sélectifs (épiceries fines, Delicatessen, haines de magasins) et aussi  le « Food service » (restaurants…). Et  d’autre part avec les distributeurs ou les importateurs du secteur.

Si, les premiers marchés pénétrés furent  les différents pays européens, dès 2009 des contrats sont signés en Asie (Taïwan, Corée, Japon….), puis vint le tour de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud. Plusieurs pays africains  (Egypte, Ouganda…) sont en cours de prospection, mais ils représentent un potentiel très limité.

Ce qui motive les consommateurs, c’est la dimension  haut de gamme « Made in France »,  et également  le fait, notamment en Asie, que les soft drinks artisanaux sont très rares pour ne pas dire inconnus.

En Europe, le dispositif commercial repose sur des distributeurs qui n’ont pas de contrat d’exclusivité. Des ventes en direct sont également effectuées. Pour le grand export, le choix a été de passer  systématiquement par des importateurs (un par pays). Dans la plupart des cas, les livraisons se font départ usine, ce sont les importateurs ou les distributeurs qui se chargent des groupements par  containers  des commandes.

Aujourd’hui encore, les salons continuent à être le meilleur vecteur du faire-savoir et des prises de contacts commerciaux. La société participe en moyenne à 4 de ces manifestations chaque année. Le site Internet en deux langues, les réseaux sociaux (notamment Facebook) étant plutôt des véhicules d’image.

L’export a représenté, en 2015, 50 % des ventes totales. Dès 2016, ce pourcentage devrait passer à 70 %. C’est la zone Asie qui constitue  la composante la plus dynamique. .

Problèmes rencontrés

Classiquement, les difficultés linguistiques et  la complexité administrative.

Les conseils d’Hugo Sublet  gérant d’Elixia. 

« Il faut y aller ». De toute manière, le devenir se trouve indubitablement à l’international. Les salons restent une valeur sûre dans ce domaine. 

Robert HAEHNEL 15/03/2016