Chocolaterie Verdier (chocolat,  confiserie) - les PME exportent

L’artisanat se vend bien à l’international

Chocolaterie Verdier (chocolat,  confiserie)La chocolaterie Verdier créée en 1945 est représentative de ces entreprises familiales (elle est dirigée par la troisième génération), qui veulent rester artisanales et s’inscrivent depuis toujours, dans la qualité et la tradition.

D’abord spécialisée dans la confiserie, la société se lance au débit des années 80 dans la production de chocolats haut de gamme (tablettes, bonbons, spécialités…) innovant avec,  par exemple, la création du « Raisin doré » grain de raisin entouré de chocolat noir ayant macéré dans du vin. Cette  spécialité est déclinée au travers de Chocolaterie Verdier (chocolat,  confiserie)

20 grands crus, du Jurançon au  Sauternes……  

En plus de la boutique accolée à l’atelier, les ventes en France s’effectuent dans les circuits nobles (épiceries fines, boulangeries, cavistes, Lafayette Gourmet…) visités par 4 VRP.

Aujourd’hui, le chiffre d’affaires atteint 1,8 millions d’euros, l’emploi concerne 16 salariés.

L’export a débuté en 2000, lors du salon Vinexpo (Bordeaux) un négociant séduit par le « Raisin doré» a commencé à proposer ce produit au Japon à l’un de ses clients.

Puis, des points de vente traditionnels belges et suisses rencontrés également dans un salon, décidèrent de commercialiser dans leur pays les chocolats de la marque.  Une tentative pour pénétrer, avec l’aide d’un consultant, le marché chinois s’avéra peu concluante. Des prix trop élevés, un packaging insuffisamment adapté expliquant  ce peu de succès. La société n’a pas renoncé à ce pays et étudie la possibilité d’y introduire des confiseries.

Aujourd’hui, le Japon, traité par l’intermédiaire d’un agent de Rungis en charge de la logistique, reste le premier marché ; Ce sont pratiquement 7 tonnes de « Raisins dorés » qui ont pris le chemin de ce pays.

Cette année, Bernard Verdier, gérant de la société, a participé personnellement au Salon de Tokyo, ce qui a permis de renforcer les liens avec le distributeur de la marque et à développer sa notoriété. C’est aussi la possibilité de mieux cerner la demande ainsi que la spécificité de ce marché et de travailler à la création de nouveaux produits. En plus des salons, le faire-savoir utiliser également l’Internet avec un site en trois langues (Français, Anglais, Espagnol)

A moyen terme le développement de l’export passera par l’introduction, en plus du chocolat, de la confiserie. Commercialement les priorités consisteront à  trouver un distributeur efficace en Chine. Parallèlement, une étude de marché a démarré afin de mesurer le potentiel du Canada et cela pour

5 produits différents ; l’Europe centrale devrait constituer une autre cible prioritaire.

Les problèmes rencontrés

Pouvoir déterminer les bons tarifs dans les différents pays, c’est très important dans une zone telle que l’Europe centrale, très sensible à cette variable.

Arriver à s’adapter au goût des divers pays et mettre sur le marché de nouveaux produits originaux et créatifs répondant aux attentes.

Garder la dimension et l’esprit artisanal, synonyme de créativité et de réactivité, tout en apportant, notamment à l’international,  les prestations et services attendus

Les conseils de Bernard Verdier gérant de l’entreprise.

Il est extrêmement efficace de rencontrer ses interlocuteurs. Cet engagement physique qui implique des dépenses est payant, car les partenaires comme les clients  aiment rencontrer « le créateur », l’artisan qui se trouve derrière le produit et lui confère sa qualité unique.

Robert HAEHNEL 27/05/2015