Mulot et Petitjean (pain d’épices) - les PME exportent

Exporter sa tradition

logo_mulotMulot et Petitjean est une des rares entreprises familiales françaises bicentenaire. C’est en effet, dès 1796, que débuta la production de pain d’épices à Dijon. Aujourd’hui comme hier, les modes de production restent traditionnels la confection des pains d’épices continue à se faire en partie à la main. Simultanément, depuis quelques années les gammes se sont considérablement étendues avec la production de nonnettes, de variétés aux oranges confites, sans oublier plus récemment l’introduction de mariages de saveurs nouveaux et originaux : pains d’épices aux tomates, aux olives. Cette dynamique est la résultante des investissements effectués tant en R et D que dans de nouveaux équipements.
Ces produits haut de gamme sont commercialisés au travers de 6 boutiques (5 à Dijon, 1 à Beaune), de circuits spécialisés (épiceries fines…), mais aussi dans les grandes surfaces, en sous-traitance et depuis peu directement sur Internet.
Le chiffre d’affaires s’établira à 5 millions d’euro en 2014 (+ 6 % versus 2013, après plusieurs années de croissance à deux chiffres). Un peu moins de 50 salariés sont employés sur le site de Dijon.

L’export jusqu’en 2012 s’est limité à l’exploitation de demandes émanant par exemple du Japon (un importateur). A partir de cette date, la société a décidé d’étudier puis de concrétiser une approche plus volontariste. Une personne a été recrutée au siège, il a été fait appel à un VIE en Chine. Son rôle est de servir d’interface avec les acheteurs potentiels, d’aider à définir la bonne démarche, d’entreprendre la prospection. Une opération a également été lancée avec Carrefour à Shanghai.  Parallèlement, au travers du site Internet, de la présence au Sial des demandes émanant de différents pays. L’objectif prioritaire étant de trouver des importateurs.
L’international est considéré comme un investissement stratégique à moyen terme et se traduira par la prospection de nouveaux marchés. Ce qui est notable, c’est que ces premiers développements ont profondément modifié la philosophie de l’entreprise. Désormais quelles que soient les demandes la structure de production peut répondre avec réactivité.

Le problème essentiel auquel Mulot et Petitjean doit faire face.
Le prix de revient des produits particulièrement élevé compte tenu du coût de la main d’œuvre en France.

Les conseils de Catherine Petitjean Présidente.
Trois fondamentaux doivent être respectés. Etre fort sur son marché domestique afin de pouvoir investir pour gagner des parts de marché à l’export. Investir en moyens humains. Faire preuve de persévérance.